Phil Collins
Biographie
C'est le 30 janvier 1951 que Phil Collins voit le jour. L'ascension de Collins au statut de vedette de musique pop fort populaire se fait véritablement au cours des années 1980. Au départ, Collins est un enfant comédien et chanteur. Il joue le rôle d'Artful Dodger dans la production londonienne d'Oliver! en 1964. La même année, il fait une apparition dans le film A Hard Day's Night.
C'est alors qu'il est dans la fin de son adolescence qu'il fait une percée dans le monde de la musique. Il est en effet sélectionné pour remplacer le batteur de l'époque dans la formation musicale britannique Genesis en 1970. Cependant, le jeune homme poursuit une carrière séparée en musique jazz avec la formation Brand X. Le chanteur de Genesis est à ce moment-là Peter Gabriel. Les membres du groupe obtiennent un niveau modéré de succès en Angleterre ainsi qu'aux États-Unis en proposant des albums concepts, avant que Gabriel décide de quitter la formation de manière abrupte en 1974. Près de 400 chanteurs sont auditionnés sans succès et c'est finalement Collins qui prend la place de Gabriel. Le résultat est une simplification graduelle du son du groupe et une attention accrue portée sur la voix expressive et enrouée de Collins. Après les disques A Trick of the Tail, Spot the Pigeon et Wind and Wuthering, l'opus And Then There Were Three. . . , lancé en 1978, est certifié or, puis l'album Duke, sorti deux ans plus tard, est encore plus populaire.
L'artiste fait paraître sa première galette solo, Face Value, en 1981, qui a même plus de succès que n'importe quel album de Genesis. Sur ce disque, l'accent est mis sur la voix de Collins, souvent plus que saisissante. La chanson In The Air Tonight fait penser au tout premier opus solo de John Lennon, John Lennon/Plastic Ono Band. Elle devient numéro 2 au Royaume-Uni et se faufile dans le top 20 aux États-Unis. Puis, suivent notamment pendant les années 1980 les incontournables albums Hello, I Must Be Going en 1982, No Jacket Required en 1985 ainsi que . . . But seriously en 1989. Collins a, entre 1984 et 1990, pas moins de 13 pièces à succès à son actif se retrouvant dans le top 10 américain. Tout au long de cette décennie, la célébrité continue son travail avec Genesis, et ce, entre autres avec les albums Genesis (1983) et Invisible Touch (1986). Collins joue en plus dans la série télévisée Miami Vice en 1985, dans le film Buster en 1988 et, l'année d'après, dans le téléfilm The Who Live, Featuring the Rock Opera Tommy. En 1991, Genesis dévoile son effort We Can't Dance et commence par la suite une grande tournée de concerts. En solo, Collins propose Both Sides en 1993, son premier enregistrement ne renfermant aucun morceau populaire et ne devenant pas multiplatine. Deux ans après, l'artiste annonce qu'il quitte Genesis de façon définitive. En 1996, il lance le disque Dance into the Light. Même si cet opus ne fonctionne pas bien, la tournée de spectacles qui lui succède est une réussite. Il fait plaisir à ses fans avec la compilation Hits en 1998 et, la même année, il sort l'opus A Hot Night in Paris enregistré avec beaucoup de musiciens.
Durant les années 1990, l'acteur occasionnel est par exemple de la distribution des longs métrages Hook (1991) et Frauds (1993), puis des téléfilms Comic Relief: The Invasion of the Comic Tomatoes (1993) et And the Band Played On (1993). Son autre album, Testify, arrive en 2002 et lors des années suivantes, Collins se fait rare. Après The Platinum Collection et Love Songs: A Compilation. . . Old and New en 2004, celui-ci est de retour en 2010 avec l'album Going Back. Avec ce disque, la vedette revisite des succès Motown qui l'ont influencé et auxquels ont collaboré trois des membres des Funk Brothers toujours vivants, soit Bob Babbitt, Ray Monette et Eddie Willis. Côté télévision, Collins apparaît en tant que lui-même dans l'émission The Naked Brothers Band en 2008.
En 2011, Phil Collins annonce sur son site web qu’il prennait sa retraite pour prendre soin de sa famille.